C'est la plage qu'on vous citera en premier, et souvent la seule dont les visiteurs à la journée connaissent le nom. Pompierre a tout pour cela : une baie presque fermée, une eau calme et peu profonde, des cocotiers au bord du sable. Encore faut-il savoir comment y aller, ce qu'on y trouve sur place, et ce qu'il vaut mieux vérifier avant de partir.
Vingt minutes à pied depuis le bourg
Depuis le bourg, on prend la direction de Pompierre à côté de l'église. Le comité du tourisme des Îles de Guadeloupe compte une vingtaine de minutes de marche, et il donne le bon conseil avec : de l'eau et une protection solaire, surtout si vous marchez sous le soleil.
Ceux qui ne veulent pas marcher y vont en scooter, en voiturette électrique ou à vélo, loués au bourg. Notre article sur les déplacements sur l'île dit ce que chacun vaut.
Une baie fermée, une eau calme
Le sable s'étire sur huit cents mètres, en croissant, au fond de la baie de Pompierre. L'îlet des Roches Percées la protège des alizés : c'est lui qui en fait un lagon, avec une mer calme et peu profonde. C'est pour cela que Pompierre est la plage des familles, et celle qu'on choisit avec de jeunes enfants.
La baie est classée site naturel protégé. Les bateaux, à moteur comme à voile, n'ont le droit ni d'y entrer ni d'y mouiller : on s'y baigne sans bateau autour de soi.
La plage n'est pas surveillée. L'eau est calme, mais il n'y a pas de poste de secours : un adulte garde les enfants à l'œil, comme partout ailleurs sur l'île.
Sur place : de l'ombre, des carbets, et des iguanes
Les cocotiers donnent de l'ombre en bordure de sable, et des carbets équipés de tables et de bancs sont aménagés pour pique-niquer.
Vous ne serez pas seuls. Des iguanes se prélassent à l'ombre des arbres, et des cabris passent sur la plage. Ils sont chez eux : on ne les touche pas, ni eux ni les animaux marins.
Avec un masque et un tuba, on voit déjà des poissons et des coraux dans la baie. Pour une vraie sortie de snorkeling, le Pain de Sucre reste la référence de l'île : voir notre article sur le masque et le tuba au Pain de Sucre.
Les sargasses : se renseigner la veille
Pompierre est parfois touchée par les sargasses, ces algues brunes qui dérivent en radeaux dans l'Atlantique et s'échouent sur les côtes exposées. La commune nettoie la plage, mais un échouement peut gâcher une journée de baignade.
Le bon réflexe tient en une page : Météo-France Guadeloupe publie un bulletin de prévision d'échouement des sargasses, avec une carte pour les quatre jours suivants et un indice de confiance. Consultez-le la veille. S'il annonce un risque fort sur l'archipel, gardez Pompierre pour un autre jour : notre page plages présente les autres rivages de l'île.
Ce qu'on emporte
De l'eau, beaucoup. Une crème solaire qui ne nuit pas aux coraux. Un sac pour remporter ses déchets : c'est ce que demande le comité du tourisme, et c'est ce qui garde la baie telle qu'elle est. Et pour le déjeuner, soit le pique-nique sous un carbet, soit le bourg, où l'on trouve de quoi manger : voir nos restaurants.
Si vous ne venez qu'à la journée, Pompierre tient très bien dans l'après-midi, après le fort : c'est l'ordre que nous proposons dans les Saintes en une journée.
Sources consultées le 18 septembre 2026 : les pages « Plage de Pompierre » du site officiel Les Îles de Guadeloupe (lesilesdeguadeloupe.com, rubriques Les plages et Patrimoine naturel) pour l'accès, la longueur de la plage, l'îlet des Roches Percées, la protection de la baie, l'absence de surveillance, les carbets, la faune et le nettoyage ; le bulletin sargasses de Météo-France Guadeloupe (meteofrance.gp/fr/sargasses).