05/08/2026

Se déplacer sur une île sans voitures de location

À pied, en scooter, en voiturette ou en vélo électrique. Ce que chaque solution coûte, ce qu'elle permet, et pourquoi l'île n'a jamais voulu de voitures.

Coq traversant une ruelle ensoleillée du bourg

On débarque, on cherche le loueur de voitures, et il n'y en a pas. C'est voulu : à Terre-de-Haut, les véhicules à quatre roues sont réservés aux résidents et aux professionnels, et aucune agence ne loue de voiture aux visiteurs. Une île de cinq kilomètres carrés avec deux cents voitures de location cesserait d'être ce qu'elle est.

Reste quatre façons de circuler, et le choix dépend moins du budget que de qui vous êtes.

À pied

C'est la solution que nous recommandons pour un premier séjour, et elle est gratuite. Le bourg se traverse en un quart d'heure. Le Fort Napoléon est à vingt-cinq minutes de montée, Pompierre à une vingtaine de minutes, le Pain de Sucre à peu près autant. Ce qui reste loin à pied, c'est le sud de l'île, l'anse Crawen et surtout le Chameau.

Marcher change la façon dont on voit l'île : on entend les coqs, on croise les gens, on s'arrête devant les cases. Le seul vrai obstacle est le relief, qui monte et descend constamment, et la chaleur de la mi-journée.

Le scooter

Autour de trente euros la journée, le grand classique. Il avale les côtes, il se gare partout, et il donne accès à toute l'île en dix minutes. Il faut un permis, un casque, et une vraie prudence : les routes sont étroites, sans accotement, souvent en pente, et les scooters de location sont des machines fatiguées par le sel. Le gravier des virages ne pardonne pas.

La voiturette électrique

Entre cinquante et soixante euros la journée, c'est le choix des familles et des groupes. Quatre places, un coffre pour les serviettes et la glacière, aucun risque de chute, et un silence appréciable. Elle circule partout sur l'île. En haute saison, elle se réserve à l'avance : le parc est limité, et les premiers arrivés du matin les prennent toutes.

Le vélo électrique

Autour de vingt-cinq euros la journée, et le bon compromis. L'assistance efface le relief, qui est le seul argument contre le vélo ici, et l'on garde le plaisir de rouler à l'air libre sans permis ni casque intégral. C'est aussi la solution la plus discrète dans un village où tout le monde circule à pied.

Ce qu'il faut savoir dans tous les cas

  • Les loueurs sont au débarcadère ou à quelques dizaines de mètres. Inutile de réserver un transfert.
  • Le carburant et la caution se règlent au comptoir, jamais en ligne.
  • Les stations-service se comptent sur les doigts d'une main, et ferment tôt.
  • La priorité est aux piétons, en pratique comme en droit : le bourg est un village, pas une voirie.
  • Une journée suffit souvent. Beaucoup de visiteurs louent un engin pour la seule journée où ils veulent aller loin, et marchent le reste du temps. C'est le meilleur calcul.

Les tarifs cités sont indicatifs et varient selon la saison et la durée. Les loueurs qui tiennent leur fiche sur ce site affichent leur flotte, leurs prix et leurs conditions, et acceptent les demandes en ligne, sans paiement à l'avance.

Le détail des loueurs de l'île, véhicule par véhicule, est sur location de véhicules. Et si vous hésitez encore, relisez notre itinéraire de trois jours : il se fait presque entièrement à pied.

Cocotiers penchés au-dessus d'une eau claire, morne boisé en arrière-plan

Venir voir par soi-même