Presque tout le monde vient d'abord à la journée. Le bateau du matin, le fort, un déjeuner, une plage, et le bateau de seize heures. Beaucoup repartent en se disant qu'ils auraient dû rester. C'est la remarque que l'on entend le plus souvent sur le quai, et elle mérite qu'on y réponde sérieusement.
Une journée : la carte postale, et c'est tout
Avec cinq à six heures sur l'île, vous verrez le bourg, le Fort Napoléon si vous montez immédiatement en débarquant (il ferme à la mi-journée), et une plage proche, Pompierre ou le Pain de Sucre. C'est déjà très beau, et c'est frustrant : vous verrez l'île aux heures où elle est la plus chaude et la plus fréquentée, entre deux bateaux de visiteurs.
Ce que vous manquerez : les sentiers, qui ne se font qu'au petit matin ; les anses éloignées ; et surtout le soir, quand la dernière navette repart et que le bourg redevient un village.
Deux jours : le bon minimum
Une nuit sur place change tout, parce qu'elle vous donne un matin. Le premier après-midi pour le bourg et une plage, le lendemain matin pour la Trace des Crêtes ou le Fort Napoléon avant la chaleur, puis l'eau jusqu'au bateau du soir. C'est la durée que nous conseillons à quelqu'un qui n'a pas beaucoup de temps.
Trois à quatre jours : l'île entière, sans courir
C'est là que tout devient possible : le Chameau au lever du jour, une matinée entière au masque et au tuba, les anses du sud, une sortie en mer ou un baptême de plongée, et une demi-journée à Terre-de-Bas. Notre itinéraire de trois jours détaille cet ordre-là, qui tient compte des horaires du fort et de la chaleur.
Une semaine : autre chose
Au-delà de quatre jours, on ne visite plus, on habite. On a ses horaires, sa boulangerie, sa plage. Les journées sans programme deviennent les meilleures, et c'est probablement le meilleur usage d'une île de cinq kilomètres carrés. C'est aussi la durée qui rend l'hébergement intéressant : à la semaine, les tarifs se négocient.
Si vous venez à la journée malgré tout : notez l'heure du dernier retour avant de partir marcher, et montez au fort en premier. Ces deux réflexes sauvent la journée.
Quand venir compte autant que combien de temps
Deux jours en novembre valent souvent quatre jours en février : moins de monde sur les sentiers, des plages vides, des tarifs plus doux. C'est le sujet de notre article sur l'hivernage. Et le reste des questions pratiques, bateau compris, est rassemblé sur infos pratiques.