05/08/2026

Trois jours à Terre-de-Haut, l'itinéraire qu'on donne aux amis

Le Chameau au lever du jour, le Pain de Sucre au masque, le fort avant midi et Pompierre pour finir. Trois journées qui tiennent debout, dans l'ordre.

Le bourg de Terre-de-Haut et sa baie vus depuis les hauteurs

Terre-de-Haut fait cinq kilomètres carrés. On croit en faire le tour en une journée, et c'est vrai si l'on ne fait que passer. Trois jours, c'est autre chose : le temps de comprendre que tout se joue avant dix heures du matin, et que les après-midi appartiennent à l'eau.

Voici l'ordre que nous donnons aux amis qui viennent. Il tient compte de deux contraintes que personne ne devine à l'avance : le Fort Napoléon ferme à la mi-journée, et les sentiers sont sans ombre.

Premier jour : le bourg, le fort, Pompierre

Arrivez par un bateau du matin. Posez vos affaires, puis montez directement au Fort Napoléon : il n'ouvre que le matin, jusqu'en début d'après-midi, avec une dernière entrée peu avant la fermeture. C'est la visite qu'on repousse au dernier jour et qu'on rate. Vingt-cinq minutes de montée depuis le bourg, à faire avant que le soleil ne tape. Là-haut : le musée d'histoire des Saintes, un jardin de cactées, des iguanes qui se chauffent sur les murs, et la plus belle vue sur la rade.

Redescendez déjeuner au bourg. L'après-midi, marchez jusqu'à la plage de Pompierre, une vingtaine de minutes par la route. Sa barrière naturelle de rochers en fait un bassin calme, c'est la plage des familles et le meilleur endroit pour une première baignade. Retour au bourg pour le coucher du soleil sur la baie.

Deuxième jour : le Chameau au lever du jour

Réveil avant six heures. Ce n'est pas de l'héroïsme, c'est la seule façon raisonnable de monter au Chameau, point culminant de l'archipel à 309 mètres. Le chemin est une route bétonnée, raide et sans un mètre d'ombre : à neuf heures, la même montée devient une épreuve. Comptez une heure à une heure trente, un litre et demi d'eau par personne, et prévoyez de vous asseoir en haut, dans la tour, pour regarder le jour se lever sur les îlets.

Redescendez pour le petit déjeuner, puis passez l'après-midi dans l'eau, à l'anse du Pain de Sucre : masque et tuba, quelques mètres du bord, et des fonds qui suffisent à occuper deux heures. Notre article sur le snorkeling au Pain de Sucre détaille où entrer et quoi regarder.

Troisième jour : la Trace des Crêtes, puis une anse tranquille

Toujours tôt. La Trace des Crêtes est la plus belle marche de l'île : deux heures en boucle, un dénivelé raisonnable, et une succession de points de vue sur les deux côtes. Elle vaut le Chameau, sans en avoir la pente.

L'après-midi, changez de rive. L'anse Crawen se mérite par une trentaine de minutes de marche et récompense par le calme : c'est la plage où l'on n'entend plus rien. L'anse Rodrigue, en contrebas de la route du sud, joue dans le même registre.

Le soir, si votre bateau ne part que le lendemain, offrez-vous le bourg à la tombée de la nuit. Les lumières descendent dans la rade, les saintoises rentrent, et c'est le moment où l'on comprend pourquoi les gens reviennent.

Ce qu'on ajoute avec un jour de plus

  • Une sortie en mer avec un pêcheur, ou une traversée vers Terre-de-Bas, l'île voisine restée agricole.
  • Un baptême de plongée : les tombants des Saintes sont réputés bien au-delà de la Guadeloupe.
  • Une journée sans programme, ce qui est peut-être le meilleur usage de l'île.

Deux règles qui valent pour les trois jours

La première : tout ce qui monte se fait avant huit heures. La seconde : toutes les plages ne se baignent pas. La côte au vent, Grande Anse en tête, est exposée à des courants qui n'ont rien d'anecdotique, même par temps calme et même pour un bon nageur. Le détail plage par plage est sur notre page les plages, et les sentiers sont décrits sur les randonnées.

Cocotiers penchés au-dessus d'une eau claire, morne boisé en arrière-plan

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